Communiqués de presse

Plus de compétences pour les infirmières et infirmiers. Oui sur le principe, mais encore des questions importantes à régler.

le 13/11/2017

Le Grand Conseil effectuera ce mardi la 2e lecture du projet de modification de la Loi sur la santé publique, qui prévoit notamment d’octroyer davantage de compétences aux infirmières et infirmiers. La Société vaudoise de médecine (SVM) n’est pas opposée sur le principe, mais rappelle que des questions importantes sont encore à régler, avec les associations professionnelles concernées.  

La Société vaudoise de médecine (SVM) n’est pas opposée au principe d’élargissement des compétences des infirmières et infirmiers, voulu par le DSAS et validé le 7 novembre 2017 en 1ère lecture par le Grand Conseil lors de la révision de la Loi sur la santé publique (LSP).

En substance, un nouvel article 124 bis prévoit la possibilité nouvelle pour les infirmières et infirmiers (qui auront suivi une formation spécialisée de niveau master), de prescrire et interpréter des tests diagnostiques, d’effectuer des actes médicaux et de prescrire des médicaments.

« Que ce soit pour aider à lutter contre la pénurie de médecins généralistes dans les régions périphériques, ou pour mieux répondre à certaines situations en milieu hospitalier ou au cabinet, une plus grande autonomie d’action des infirmières et infirmiers est tout à fait concevable pour notre corporation, explique le Dr Philippe Eggimann, président de la SVM. L’exemple des médecins-dentistes qui ont délégué une partie de leurs tâches aux hygiénistes montre que de nouvelles formes de collaboration et de prise en charge sont possibles, dans l’intérêt supérieur des patients.»

De nombreuses questions encore à régler

Pour la SVM, il n’en reste pas moins que de nombreuses questions se posent autour de cette nouvelle possibilité offerte, qui n’ont pas forcément encore été abordées. « En particulier, les aspects de la direction, de la coordination, du financement et de la responsabilité civile, voire pénale, mériteront une attention soutenue, analyse le Dr Philippe Eggimann. Il s’agira de laisser aux associations professionnelles, dont la Société vaudoise de médecine, le soin d’encadrer harmonieusement ces nouvelles évolutions dans les relations médecins-infirmiers(ères) pour leur donner le meilleur potentiel ».

Contrairement au processus précipité qui a vu le DSAS proposer l’introduction de cette nouvelle disposition légale sous forme d’amendement à son propre EMPL, la SVM souhaiterait en effet que les associations professionnelles concernées soient reconnues comme des parties prenantes à part entière pour la rédaction du futur règlement d’application.

A noter que la semaine dernière, le Courrier du médecin vaudois (CMV) a ouvert le dialogue sur le thème de la délégation de compétences dans les soins et donne un aperçu des enjeux dans une perspective plus globale :

http://www.svmed.ch/publications/courrier-du-medecin-vaudois/

Enfin, sur la forme, la SVM relève avec un certain étonnement la formulation uniquement masculine prévue pour ce nouveau titre « d’Infirmier praticien spécialisé », alors que la profession reste majoritairement féminine.

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Communiqué de presse

La SVM réagit à l’annonce des primes maladie 2018

le 28/09/2017

Coûts de la santé et hausse des primes dans le canton de Vaud

L’augmentation et le vieillissement de la population : principales raisons de la hausse des coûts des cabinets médicaux vaudois

Le Département de la santé et de l’action sociale (DSAS) a présenté ce jeudi l’évolution des coûts de la santé dans le canton et la hausse des primes d’assurance-maladie prévue pour 2018. Concernant le secteur ambulatoire, la Société vaudoise de médecine (SVM) estime que ce sont d’abord l’augmentation et le vieillissement de la population qui ont influencé l’augmentation des coûts. Un groupe de médecins experts va néanmoins être chargé d’effectuer une analyse fine des prestations.
Les chiffres publiés ce jeudi montrent une augmentation sensible des coûts de la médecine ambulatoire au sein des hôpitaux, et dans une moindre mesure en cabinet médical. Sur la base des données produites par les assureurs et reprises par le DSAS, la SVM considère toutefois qu’on ne peut pas en déduire que le montant de la facturation des médecins libres praticiens aurait augmenté de manière injustifiée. Cette dernière ne représente d’ailleurs qu’environ 20% des coûts totaux à charge de l’assurance-maladie.
Pour la SVM, les mesures évoquées ce jour par le DSAS paraissent unilatérales et de nature à stigmatiser la profession médicale, avec des effets pervers potentiellement sous-estimés.
« Si les factures émises par les médecins en cabinet sont plus nombreuses, voire plus élevées, c’est d’abord parce que la population vaudoise croît et vieillit et que les besoins globaux en prestations médicales augmentent, analyse le Dr Philippe Eggimann, président de la SVM. L’installation, même soudaine, de médecins venus de l’étranger en 2012 et 2013 ne nous paraît pas constituer une cause profonde de hausse des coûts. Dans tous les cas, bien d’autres facteurs sont à considérer.» Parmi ceux-ci, le progrès médical induit par exemple un transfert logique et connu de certains traitements vers l’ambulatoire. Suite à l’introduction du système de forfaits par cas en 2012, un report structurel des coûts du secteur hospitalier vers l’ambulatoire ne peut pas non plus être exclu.
De fait, la SVM considère que les médecins pratiquant en cabinet privé sont déjà des prestataires très contrôlés du point de vue de l’économicité, bien davantage que dans le secteur hospitalier ambulatoire. Selon le principe de la neutralité des coûts, les médecins vaudois installés sont d’ailleurs les seuls à avoir subi ces dernières années des baisses de leur revenu, notamment lors du passage de la valeur du point TarMed de 99 à 96 centimes. La SVM relève enfin que le système de financement semble produire lui-même de manière mécanique une hausse des primes, non corrélée à l’évolution des prestations.
Pour y voir clair dans ces nouvelles données produites, et les comparer avec celles en sa possession via son Centre de Confiance, le Comité de la SVM a pris la décision de nommer un groupe de médecins experts qui sera chargé d‘analyser en profondeur les prestations facturées dans les cabinets vaudois en 2016. « Nous sommes évidemment concernés par la question des coûts et avons à coeur de démontrer que l’activité en hausse des médecins installés est d’abord une réponse normale à la demande. Mais si des potentiels d’économie peuvent être identifiés sans restriction de l’accès aux soins et de leur qualité, il va de notre responsabilité d’en faire part et d’en tirer les conséquences.»

Dr Philippe Eggimann, président M. Pierre-André Repond, secrétaire général

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CP-SVM-28.9.2017

La SVM réagit à la 2e révision TARMED mise en consultation par le Conseil fédéral

le 17/05/2017

L’ampleur et les conséquences des modifications qu’entend apporter le Conseil fédéral à la structure tarifaire inquiète la SVM et ses membres, la pratique médicale étant directement concernée et les patients lourdement impactés.

Dans le but d’économiser 700 millions de francs par année sur les prestations ambulatoires, le Conseil fédéral s’attaque à la structure tarifaire TARMED. Cette problématique nationale incombe au premier chef à la FMH et aux sociétés nationales de spécialités, partenaires impliqués dans les processus de révision tarifaire depuis plusieurs années déjà.

Différentes rencontres avec les présidents des groupements de spécialités concernées ont permis de mesurer l’ampleur et les conséquences de ces modifications sur la pratique médicale, mais surtout sur la population. La SVM en a fait un recueil non-exhaustif mais tout à fait réaliste de ce qui pourrait advenir de la médecine en Suisse à partir du 1er janvier prochain. C’est dire s’il s’agit d’un retour en arrière et aussi, d’un transfert de coûts qui ne permettront au final aucune économie, bien au contraire.

La SVM, fidèle à sa tradition d’engagement, entend apporter sa contribution active dans ce dossier qui l’inquiète au plus haut point. En concertation avec les présidents de groupements, en montrant les effets concrets de ces mesures sur les patients, la SVM attend de la FMH la plus grande fermeté vis-à-vis du Conseil fédéral, en exigeant notamment qu’elle impose un délai nécessaire pour achever les travaux en cours pour réviser de manière partenariale la structure TARMED.

La SVM – 3e plus importante société médicale de Suisse – demande au Conseil fédéral de retirer cette proposition de modification de l’ordonnance sur la fixation de structures tarifaires dans l’assurance-maladie (2e révision TARMED) au profit d’une démarche partenariale.

Plusieurs présidents de spécialités, lourdement impactées, telles que les gastro-entérologues, les ophtalmologues et les chirurgiens de la main se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.

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Communiqué de presse

Une nouvelle tête à la présidence de la SVM

le 22/06/2016

Le Dr Philippe Eggimann, 56 ans, élu lors de l’Assemblée des délégués du 16 juin succède dès le 1er juillet prochain à la Dresse Véronique Monnier-Cornuz qui remet ainsi sa fonction au terme de deux mandats menés à bien.

C’est sous la présidence de la Dresse Véronique Monnier-Cornuz que les membres de la Société Vaudoise de Médecine ont confirmé leur engagement dans le partenariat privé-public (créé en 2010) et que la Fondation Avenir et Santé pour la relève médicale a vu le jour. Elle a aussi contribué au renouvellement des conventions tarifaires. L’ensemble de la profession, le comité et le secrétariat général lui sont reconnaissants pour son investissement dans le développement de la SVM et le positionnement des médecins et la remercient chaleureusement.

Le Dr Philippe Eggimann, PD et MER, fils de médecin de campagne est spécialiste en médecine intensive, en infectiologie et en médecine interne. Il a une longue expérience dans la gestion et l’amélioration de la qualité des soins en tant que médecin cadre hospitalier (aux HUG et au CHUV). Membre du comité de la SVM depuis 2009 et vice-président de la SVM depuis 2012, il est impliqué dans de nombreux dossiers dont le partenariat privé-public et le nouveau règlement de la garde.

Avec le comité, le Dr Eggimann est ainsi prêt à relever les défis auxquels la profession médicale devra faire face. Il veillera à la préservation des conditions-cadres, tarifaires et conventionnelles de la profession et suivra de près les enjeux de la planification sanitaire ainsi que les autres projets de la santé publique vaudoise. Il s’investira dans la mise en œuvre du règlement de la garde conformément à la convention liant la SVM et le Département de la santé et de l’action sociale.

L’élection du Dr Philippe Eggimann s’inscrit ainsi dans la continuité de la mission de la Société Vaudoise de Médecine.

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Communiqué de presse

Discrimination des titulaires d’un double titre par Assura : l’épilogue ?

le 16/11/2015

Sur la base d’un récent arrêt du Tribunal fédéral, la Société Vaudoise de Médecine a formellement interpelé Assura pour faire appliquer cette décision. Nous apprenons aujourd’hui qu’Assura a décidé l’abandon pur et simple, mais aussi immédiat des listes excluant les médecins titulaires de double titres.

 

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Communiqué de presse Article 24Heures

 

Pour tous renseignements:

M. Pierre-André Repond
Secrétaire général de la SVM
021 651 05 05
Courriel : secgen@svmed.ch