Communiqués de presse

Le Dr Philippe Eggimann est le nouveau président de la Société médicale de la Suisse romande (SMSR)

le 09/10/2018

Lausanne, le 9 octobre 2018 – La Société médicale de la Suisse romande (SMSR) a renouvelé son comité. C’est désormais le Président de la Société vaudoise de médecine (SVM), Philippe Eggimann, qui préside également l’association faîtière romande des sociétés cantonales de médecine.
Le Dr Philippe Eggimann (VD) a été désigné le 4 octobre 2018 en tant que nouveau président de la Société médicale de la Suisse romande (SMSR) pour un mandat de 3 ans, parallèlement à son mandat de président de la Société vaudoise de médecine (SVM) récemment renouvelé pour deux ans. Il succède à cette fonction au Dr Bertrand Jacot-Descombes (GE), qui assurait la présidence ad intérim de la SMSR depuis le décès intervenu en cours de mandat du Dr Pierre-Alain Schneider (GE), en mars 2018. Le Dr Bertrand Jacot-Descombes reste membre du Comité de la SMSR en tant que vice-président.
La composition du nouveau Comité de la SMSR est désormais la suivante. Bureau : Dr Philippe Eggimann (VD) président, Dr Bertrand Jacot-Descombes (GE), vice-président, Dr Remo Osterwalder (JU), vice-président. Autres membres du Comité en tant que présidents des Sociétés cantonales romandes : Dr Jean-Marie Michel (FR), Dr Michel Matter (GE), Dr Schwarz Claude (JU), Dr Walter Gusmini (NE) et Dr Monique Lehky Hagen (VS).
Né en 1960 et exerçant depuis cette année au Département de l’appareil locomoteur (DAL) du CHUV, le Dr Philippe Eggimann est titulaire d’un Diplôme (1985) et d’un Doctorat (1990) de médecine de l’Université de Lausanne, des Diplômes FMH de spécialiste en infectiologie (1999), spécialiste en médecine intensive (1995) et spécialiste en médecine interne (1994). Côté politique professionnelle, le Dr Philippe Eggimann est notamment Président de la Société vaudoise de médecine (SVM) depuis 2016, membre de la Chambre Médicale de la FMH depuis 2012 et de l’Assemblée des délégués de la FMH depuis 2016. Il a rejoint le Comité de la SMSR en 2016.
« Les défis sont nombreux pour la SMSR dans un contexte national délicat, explique le Dr Philippe Eggimann. En particulier, alors que les coûts de la santé imputables aux médecins se stabilisent dans tous les cantons romands, nous considérons comme tout à fait injustifiées les nouvelles hausses de primes encore récemment annoncées, ainsi que la pression croissante mise sur les prestataires. »
A propos de la Société médicale de la Suisse romande (SMSR)
La SMSR est l’association faîtière romande des sociétés cantonales de médecine (FR-GE-JU-NE-VS-VD). Elle a notamment pour but de coordonner et soutenir leurs actions auprès des partenaires tarifaires et des autorités tant cantonales que fédérales. Fondée en 1867, soit 34 ans avant la création de la FMH (1901), la SMSR est le pendant romand de la VEDAG (Verband deutschschweizerischer Ärztegesellschaften) et de l’OMCT (Ordine dei medici del Cantone Ticino). La Revue Médicale Suisse est l’organe officiel de la SMSR.
Renseignements complémentaires :
Dr Philippe Eggimann, président de la SMSR
www.smsr.ch

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Communiqué de presse

Coûts de la santé et primes d’assurance-maladie obligatoire

le 21/09/2018

Les coûts de la santé étant finalement maîtrisés en 2018, la SVM préconise une baisse des primes 2019 pour la population vaudoise

Les derniers chiffres disponibles font apparaître une possible baisse des coûts de la santé à charge de l’assurance obligatoire des soins (AOS) en 2018, y compris dans le canton de Vaud. La hausse des primes vaudoises 2018 de 6,4% était donc largement inappropriée et la population mérite une baisse compensatoire des primes en 2019. Quant aux cabinets médicaux vaudois, leurs coûts sont aussi parfaitement sous contrôle.

Les derniers chiffres publiés (https://www.sasis.ch/kostenmonitoring/fr) du monitoring des coûts de la santé à charge de l’assurance obligatoire des soins (AOS) montrent que contrairement aux prévisions alarmistes effectuées l’an dernier, nous sommes en train d’assister non pas à une forte hausse des coûts de la santé en 2018, mais potentiellement à une baisse qui pourrait même atteindre 3%. Entre 2016 et 2017, la hausse a par ailleurs été contenue à 2,15% au niveau suisse (VD = 1,56%).

Dans le canton de Vaud, la hausse moyenne des primes 2018 de 6,4% pour les adultes a par conséquent été plus qu’inappropriée. Et toute nouvelle hausse pour 2019 apparaîtrait peu justifiable. Au contraire, puisque les assurés vaudois auront payé trop de primes en 2018 (environ 150 millions si la différence finale entre les primes perçues et les coûts réels s’établit à 5%), une baisse à titre compensatoire sur l’année 2019 semblerait même logique.

Il convient par ailleurs de relever que la hausse des dépenses imputable aux cabinets médicaux vaudois n’a finalement été que de 1,88% en 2017 (CH = 1,94%) et qu’une baisse des dépenses de 3,06% (CH = -1,77%) est pour l’heure prévue en 2018.

« Même si les prévisions actuelles pour 2018 sont peut-être influencées à la baisse par un léger retard de facturation, il apparait d’ores et déjà clairement que les médecins installés dans le canton de Vaud ne sont ni la cause passée des hausses de primes massives de l’an dernier, et encore moins la cause future d’une éventuelle nouvelle hausse cette année » explique le Dr Philippe Eggimann, président de la Société vaudoise de médecine.

Un plaidoyer pour la motion Feller/Thorens

L’énorme décalage entre les projections effectuées en 2017 à l’heure de fixer les primes 2018, en particulier dans le canton de Vaud, et les chiffres réels a posteriori des coûts à charge de l’AOS constitue un argument de poids supplémentaire pour la motion Feller/Thorens déposée en mai au Conseil national :« Faire établir des statistiques incontestées par un organisme indépendant: un préalable indispensable au pilotage du système de santé ».

Pour rappel, ce texte est soutenu par la SVM et la FMH et même le Conseil fédéral recommande de l’accepter. Aujourd’hui personne ne sait réellement comment est constitué le « pool de données SASIS » et la méthodologie employée, ni comment est formulé le mandat OFSP de monitoring des coûts qui est confié à SASIS.

Contacts :
Dr Philippe Eggimann, président SVM
M. Pierre-André Repond, secrétaire général SVM

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Communiqué de presse

Accord trouvé entre tarifsuisse sa et la Société vaudoise de médecine (SVM) pour une baisse d’un centime en 2018

le 13/03/2018

La Société vaudoise de médecine (SVM) et tarifsuisse sa ont finalisé leurs négociations autour de la valeur vaudoise du point TarMed 2018 dans le secteur ambulatoire privé. Une baisse d’un centime (à fr. 0,95) a été convenue. Le Canton doit désormais approuver l’accord signé entre les partenaires tarifaires.

Pour 2018, la valeur du point TarMed négociée entre la SVM et tarifsuisse sa se situe à 95 centimes pour le secteur ambulatoire privé vaudois (cabinets médicaux). Une baisse d’un centime, soit environ 1%, a donc été convenue entre les deux partenaires tarifaires. Le modèle de contrôle et de pilotage des coûts des médecins élaboré par tarifsuisse sa, qui offre une comparaison nationale, a servi de base aux discussions sur l’adaptation de la valeur du point. La part de marché de tarifsuisse sa dans le canton de Vaud s’élève à 74.5% (43 assureurs maladie clients). Cet accord ne concerne pas les autres assureurs maladie.

L’Assemblée des délégués de la Société vaudoise de médecine (SVM) a validé le principe de cette nouvelle baisse de la valeur du point afin de contribuer à la maîtrise des coûts de la santé, tout en relevant un contexte particulièrement difficile (nouvelle structure tarifaire imposée par le Conseil fédéral depuis le 1er janvier 2018).

La demande d’approbation de la convention tarifaire 2018 entre tarifsuisse sa et la SVM sera transmise au Conseil d’Etat du Canton de Vaud. Selon la LAMal, la convention tarifaire constitue l’instrument prioritaire pour la fixation des tarifs dans l’assurance-maladie obligatoire (primauté du principe de la liberté contractuelle).

Renseignements complémentaires

Société vaudoise de médecine

Dr Philippe Eggimann, président philippe.eggimann@svmed.ch

M. Pierre-André Repond, secrétaire général pierre-andre.repond@svmed.ch

 

tarifsuisse sa
Christophe Kaempf, porte-parole christophe.kaempf@santesuisse.ch

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Communiqué de presse

Réaction aux propos d’Alain Berset au TJ de la RTS du 29 janvier 2018

le 30/01/2018

Aucun médecin installé ne gagne 1 million par an grâce aux prestations de l’assurance obligatoire et aux primes!

La Société vaudoise de médecine (SVM) a pris connaissance avec consternation des propos du conseiller fédéral Alain Berset au 19H30 de la RTS du 29 janvier 2018, en marge de la 5ème conférence nationale Santé 2020 qui s’est tenue à Berne. Dans le canton de Vaud comme dans toute la Suisse, aucun médecin installé ne peut disposer d’un salaire d’1 million de francs sur la base des prestations à charge de l’assurance maladie obligatoire, financée par les primes. Sur Vaud, selon la SVM, le chiffre d’affaires moyen des cabinets médicaux était de 422’000 CHF en 2016. Une fois les charges déduites, le montant disponible pour la rémunération des médecins installés est inférieur à 50% du chiffre d’affaires.
En marge de la 5ème conférence nationale Santé 2020, au cours de laquelle les acteurs de la santé ont discuté de mesures visant à freiner la hausse des coûts dans l’assurance obligatoire, le conseiller fédéral et ministre de la santé Alain Berset a dérapé.
Au journal télévisé de la RTS (http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/conference-nationale-sur-la-sante-a-berne?id=9289926), il a ainsi affirmé publiquement que des médecins gagneraient plus d’un million de francs à charge des primes d’assurance maladie obligatoire. La SVM considère qu’il s’agit d’une « fake news » inacceptable de la part du ministre fédéral de la santé. Celui qui vient d’imposer une révision du Tarmed ne peut pas ignorer que ce tarif ne permet pas de générer des revenus aussi élevés. Les revenus les plus importants, qui ne concernant qu’une infime minorité des 40’000 médecins suisses, sont le fait d’honoraires à charge des assurances complémentaires et/ou de payements directs des patients qui n’ont aucune incidence sur les coûts à charge de l’assurance obligatoire.
La SVM demande que le Ministre de la Santé Alain Berset se rétracte publiquement de cette affirmation calomnieuse. Il en va de sa crédibilité dans les travaux difficiles qui s’annoncent ces prochains mois pour tenter de limiter la hausse globale des coûts de la santé et de celles des primes d’assurance maladie obligatoire.
Il est temps aussi que les politiques reconnaissent leur responsabilité dans le transfert continu des charges financières des cantons vers les assurances, et donc les assurés ! Selon les données de l’OFS, la part du financement des coûts globaux de la santé à charge de l’assurance obligatoire qui était de 26.8% en 1995 s’est élevée progressivement pour atteindre 35.4% en 2015 ! Cette évolution est principalement due au transfert de prestations réalisées au cours d’hospitalisations vers l’ambulatoire. C’est pour cela que les primes augmentent plus rapidement que les coûts de la santé (3,6 % contre 2.7% par an entre 1995 et 2015). Ce transfert continu de charge vers les primes AOS a permis aux cantons de réaliser des économies considérables sur leur part de financement du stationnaire (55%), qui sont systématiquement passés sous silence.
Revenu des médecins vaudois installés
Selon les chiffres en sa possession (données transmises par 80% des cabinets de généralistes et spécialistes du canton), la SVM considère que les affirmations du conseiller fédéral Berset (« jusqu’à 90’000 de francs de salaire par mois, payé par les primes ») ne recouvrent strictement aucune réalité vaudoise.
Pour 2016, le chiffre d’affaires moyen des cabinets vaudois était de 422’000 francs. Au final, déduction faite des salaires des autres collaborateurs du cabinet médical, des charges sociales y compris la part patronale, des assurances, du loyer et autres frais, on peut estimer à environ 50% du chiffre d’affaires le revenu personnel disponible moyen du médecin installé, soit environ 200’000 CHF. Un montant sur lequel il faut encore déduire des milliers de francs par an pour la constitution des prestations de retraite.
Si l’on tient en plus compte de la charge importante de travail hebdomadaire largement supérieure à la moyenne et d’une durée de vie professionnelle relativement courte (environ 25 ans entre l’installation et la retraite), la SVM estime que le revenu moyen des médecins vaudois installés est l’équivalent d’un salaire annuel de 120’000 CHF sur l’ensemble d’une carrière.
En 2006, une étude vaudoise réalisée par une fiduciaire et publiée dans PME Magazine avait déjà permis de mettre clairement en évidence la différence entre le chiffre d’affaires d’un cabinet médical et le revenu du médecin. Il est déconcertant qu’au plus haut niveau du pays, une telle confusion puisse encore subsister.
Contacts :

Dr Philippe Eggimann, président SVM M. Pierre-André Repond, secrétaire général SVM

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Communiqué de presse SVM 30.1.2018

Plus de compétences pour les infirmières et infirmiers. Oui sur le principe, mais encore des questions importantes à régler.

le 13/11/2017

Le Grand Conseil effectuera ce mardi la 2e lecture du projet de modification de la Loi sur la santé publique, qui prévoit notamment d’octroyer davantage de compétences aux infirmières et infirmiers. La Société vaudoise de médecine (SVM) n’est pas opposée sur le principe, mais rappelle que des questions importantes sont encore à régler, avec les associations professionnelles concernées.  

La Société vaudoise de médecine (SVM) n’est pas opposée au principe d’élargissement des compétences des infirmières et infirmiers, voulu par le DSAS et validé le 7 novembre 2017 en 1ère lecture par le Grand Conseil lors de la révision de la Loi sur la santé publique (LSP).

En substance, un nouvel article 124 bis prévoit la possibilité nouvelle pour les infirmières et infirmiers (qui auront suivi une formation spécialisée de niveau master), de prescrire et interpréter des tests diagnostiques, d’effectuer des actes médicaux et de prescrire des médicaments.

« Que ce soit pour aider à lutter contre la pénurie de médecins généralistes dans les régions périphériques, ou pour mieux répondre à certaines situations en milieu hospitalier ou au cabinet, une plus grande autonomie d’action des infirmières et infirmiers est tout à fait concevable pour notre corporation, explique le Dr Philippe Eggimann, président de la SVM. L’exemple des médecins-dentistes qui ont délégué une partie de leurs tâches aux hygiénistes montre que de nouvelles formes de collaboration et de prise en charge sont possibles, dans l’intérêt supérieur des patients.»

De nombreuses questions encore à régler

Pour la SVM, il n’en reste pas moins que de nombreuses questions se posent autour de cette nouvelle possibilité offerte, qui n’ont pas forcément encore été abordées. « En particulier, les aspects de la direction, de la coordination, du financement et de la responsabilité civile, voire pénale, mériteront une attention soutenue, analyse le Dr Philippe Eggimann. Il s’agira de laisser aux associations professionnelles, dont la Société vaudoise de médecine, le soin d’encadrer harmonieusement ces nouvelles évolutions dans les relations médecins-infirmiers(ères) pour leur donner le meilleur potentiel ».

Contrairement au processus précipité qui a vu le DSAS proposer l’introduction de cette nouvelle disposition légale sous forme d’amendement à son propre EMPL, la SVM souhaiterait en effet que les associations professionnelles concernées soient reconnues comme des parties prenantes à part entière pour la rédaction du futur règlement d’application.

A noter que la semaine dernière, le Courrier du médecin vaudois (CMV) a ouvert le dialogue sur le thème de la délégation de compétences dans les soins et donne un aperçu des enjeux dans une perspective plus globale :

http://www.svmed.ch/publications/courrier-du-medecin-vaudois/

Enfin, sur la forme, la SVM relève avec un certain étonnement la formulation uniquement masculine prévue pour ce nouveau titre « d’Infirmier praticien spécialisé », alors que la profession reste majoritairement féminine.

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Communiqué de presse

 

Pour tous renseignements:

M. Pierre-André Repond
Secrétaire général de la SVM
021 651 05 05
Courriel : secgen@svmed.ch