Ai-je le droit de refuser ?
Oui. Rien ne vous oblige à répondre à un journaliste. Mais vous ratez peut-être une occasion rare de partager des connaissances d’intérêt public, de démontrer la qualité de votre travail ou celui de votre institution, voire d’exprimer une opinion sur un sujet qui vous tient à coeur. Refuser, c’est aussi risquer de fermer la porte à d’autres opportunités. Peut-être regretterez-vous d’avoir laissé le champ médiatique à d’autres sur des sujets ou débats qui vous concernent de près ? Si vous ne souhaitez pas vous exprimer personnellement de manière publique, vous pouvez fournir des éléments de contexte en demandant explicitement à ne pas être cité·e.
Suis-je la bonne personne ?
Il est parfois difficile pour un·e journaliste d’identifier si vous êtes la bonne personne — expert·e, responsable ou témoin — pour vous exprimer sur un sujet. Si vous savez que vous n’êtes pas le bon interlocuteur ou la bonne interlocutrice, n’hésitez pas à le dire. Vous pouvez également recommander une consoeur ou un confrère plus adéquat·e ou rediriger le média vers votre société cantonale de médecine ou le service communication de votre institution. Ce dernier peut vous accompagner dans vos échanges avec les médias et appréciera d’en être informé. Indépendamment de votre compétence intrinsèque, il convient également d’éviter de s’exprimer en cas de conflit d’intérêt (ou alors de le spécifier) ou si le temps vous manque pour vous préparer convenablement.
Pourrai-je me relire, me réécouter, me revoir avant d’accepter une diffusion ?
Hors situation de direct (radio et télévision), il est de votre droit de relire, réentendre ou visionner vos propos avant diffusion, donc de vous rétracter. Pratiquement, c’est beaucoup plus compliqué compte tenu des contraintes des médias. Cela devrait être convenu en amont s’il s’agit d’une exigence de votre part. Si vous estimez vous être trompé·e sur un point dans une interview filmée ou enregistrée, dites-le sur le moment et demandez à recommencer. Dans le domaine de la presse écrite, vous devez pouvoir valider les citations retenues par le ou la journaliste. Mais pas davantage : l’interviewé·e découvre l’article complet lors de sa publication, parfois avec des faits ou avis qui s’opposent à ses propos. Mieux vaut donc s’enquérir de l’objectif du journaliste en amont — quel type d’article, pour dire quoi, avec qui ? — avant d’accepter une interview.
Que fait la SVM ?
Plusieurs fois par mois, la SVM est spontanément contactée par des journalistes. Communément, des médias vaudois ou romands veulent connaître ou comprendre la position du corps médical vaudois sur un sujet d’actualité politique, un fait divers médical ou un enjeu de santé publique. Selon les sujets et en fonction des disponibilités, c’est en principe la présidente ou le secrétaire général qui s’expriment.
Autre cas de figure : des journalistes contactent la SVM car ils ou elles sont à la recherche d’un·e expert·e ou représentant·e d’un domaine médical spécifique, voire d’un·e médecin qui vit une situation particulière et qui pourrait en témoigner. Ils contactent alors la SVM pour qu’elle les aide à identifier ou trouver le·la bon·ne interlocuteur·interlocutrice, par exemple un·e président·e de groupement.
Enfin, lorsqu’une prise de parole formelle du corps médical vaudois se justifie, la SVM sollicite elle-même l’attention médiatique en diffusant un communiqué de presse. Les médias restent néanmoins libres d’en tenir compte ou pas.