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Ce qu'en pense

Les patient·es chroniques face au TARDOC

Les personnes vivant avec une maladie chronique s’interrogent quant à l’introduction du TARDOC. Facturation plus transparente et adaptée aux pratiques modernes, reconnaissance de la télémédecine ainsi qu’une meilleure valorisation des soins font partie des promesses. Mais pour ces patient·es, l’enjeu demeure l’amélioration nécessaire de leur parcours de soins au quotidien.

Dans le diabète par exemple, neuf catégories tarifaires apparaissent dans le nouveau système, intégrant des innovations comme l’insulinothérapie par pompe ou la mesure continue de la glycémie. Ces avancées sont positives, mais dans la réalité, les parcours restent complexes et mobilisent plusieurs professionnel·les. Le besoin central demeure : celui d’assurer une coordination fluide et un accompagnement global. À cet égard, l’introduction d’un chapitre consacré à la médecine de famille est encourageante : il renforce le rôle des médecins généralistes, appelés à jouer un plus grand rôle de coordination.

Vers une meilleure reconnaissance des médecins de famille

Les patient·es savent combien leur médecin de famille est précieux·précieuse : il ou elle assure la continuité du suivi, connaît leur parcours global et identifie les complications ou besoins spécifiques. Nous nous réjouissons que ce rôle soit reconnu et valorisé, mais cela doit s’accompagner de moyens concrets pour favoriser le travail en réseau.

Pour les associations de patient·es, il est essentiel que cette évolution renforce une collaboration accrue avec les généralistes, notamment en matière de prescription de l’éducation thérapeutique. Pour les patient·es, celle-ci est indispensable à la compréhension de leur maladie, à la gestion de leur traitement et à la prévention des complications. Sans  coordination, la promesse du TARDOC est incomplète.

Prévention et soutien aux patient·es insuffisants

Plus largement, le problème est que le TARDOC, reflet de la politique fédérale, valorise surtout les actes médicaux. La prévention, la promotion de la santé et le soutien aux malades chroniques ne sont ni suffisamment pris en compte ni financés. Tant que la Suisse n’investira pas davantage dans ces domaines, les personnes concernées subiront les conséquences d’un système centré sur les coûts immédiats plutôt que sur la santé à long terme.

Et ce n’est pas tout : nous n’avons pas évoqué les coupes budgétaires dans la santé, les pénuries et prix élevés des médicaments, ainsi que la non-reconnaissance des rencontres entre pair·es, pourtant essentielles au soutien et à l’autonomisation des patient·es. Mais c’est un autre chapitre.

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