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Visite médicale

Former, soigner, résister

Pourquoi avoir choisi de devenir médecin?

Pour soulager la souffrance et me sentir utile, même si cela peut sembler un peu naïf et idéaliste. Cette vocation est née vers l’âge de 11 ans, probablement marquée par le terrible accident dont mes parents ont été victimes et les séquelles qu’il a laissées.

Quel est votre souvenir professionnel le plus marquant?

Je pense aux situations médicales «impossibles» nécessitant créativité et engagement, comme organiser une fin de vie à domicile avec deux drains péricardiques, ou encore transférer un patient décédé de l’hôpital au domicile pour aider la famille à vivre son deuil. En recherche, la mise en évidence des fractures vertébrales multiples à l’arrêt du Prolia, largement médiatisée, m’a profondément marqué et exposé à des menaces (voir à ce sujet DOC n°16, page 30: «Le courage de parler, la force de relayer»).

Quels sont les aspects essentiels appris durant notre formation médicale?

Ma formation m’a appris à écouter les patient·es, à mener une anamnèse rigoureuse et un examen clinique pertinent, à partager et à construire un projet de soins en respectant leur choix.

Elle m’a aussi appris à être créatif et à assumer la responsabilité des décisions. En recherche, elle m’a surtout enseigné à débuter par une question clinique simple pour tenter d’y apporter une réponse pratique, tout en évitant de faire de la recherche pour faire de la recherche.

Qu’est-ce qui motive votre investissement pour la profession médicale?

Je souhaite défendre la médecine interne générale et le généralisme dans la spécialisation elle-même. Cela implique de lutter contre les pratiques inutiles et trop onéreuses, la perte du sens et contre l’incapacité à se responsabiliser dans la décision médicale. Transmettre ces valeurs aux jeunes collègues, à travers l’exemple et l’enseignement, motive mon investissement à la SVM et dans sa plateforme de formation continue acamedia.

Quelles sont vos motivations à faire de la recherche et sur quels projets travaillez-vous?

La recherche est pour moi un moyen d’améliorer la prise en charge clinique des patient·es, de limiter les examens inutiles et de réduire la variabilité des pratiques. Mes projets actuels, épidémiologiques et cliniques, sont centrés sur l’ostéoporose: je co-dirige l’étude OsteoLaus, qui a suivi 1500 femmes sur 10 ans, et m’intéresse à la gestion de l’arrêt du denosumab, un traitement contre cette maladie.

Bio express

Âge
64 ans

Diplôme
Spécialiste en médecine interne (1994)

Activité
Médecin Chef au Service de Médecine Interne et au Centre Interdisciplinaire des Maladies Osseuses (CIMO), CHUV

Distinctions
Prix d’excellence en pratique clinique de la Faculté de biologie et de médecine de Lausanne (2013), Prix du meilleur enseignant décerné par les étudiant·es en médecine (2007)

Situation familiale
Marié, deux filles

Hobbies
Randonnée en montagne, histoire de l’art et culture, lecture, les échanges autour d’un bon repas, retrouver les ami·es d’autrefois

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