ll est dit que rendre visibles les enjeux de la santé pédiatrique aujourd’hui, c’est se donner les moyens de construire les solutions de demain. En ce sens, les contributions de notre dossier consacré à la pédiatrie se font l’écho de nombreux défis à relever dans ce domaine (voir pp. 12-27). Un constat partagé met en évidence une complexification des besoins en santé des enfants et des adolescent·es, rendant la coordination indispensable.
«Grandir 2040», Une fenêtre d’opportunité
Grandir 2040, un projet porté par le Groupement des pédiatres vaudois·es (GPV), pourrait servir de feuille de route. Ambitieux et pragmatique, il vise à construire un programme cantonal de santé pédiatrique sociale et communautaire qui dépasse la seule réponse technique. Derrière ce projet résonne une question fondamentalement politique: quelle place notre canton souhaite-t-il accorder à la santé des enfants et des adolescent·es ?
Résolument collaboratif, Grandir 2040 est fondé sur trois piliers : la santé pédiatrique sociale et communautaire, la santé cérébrale et mentale, ainsi que la santé infectiologique et la prévention. Il s’appuie sur une concertation large entre professionnel·les, institutions, associations et familles. À terme, il vise l’opérationnalisation d’un centre cantonal de pédiatrie sociale et communautaire, afin de passer d’une juxtaposition d’actions fragmentées à un véritable écosystème de santé pour les enfants et les jeunes.
«Le moment politique que nous vivons sonne comme une invitation à renforcer les collaborations.»
Le temps de la coordination
Le moment politique que nous vivons sonne donc comme une invitation à renforcer les collaborations. Plusieurs hautes fonctions de l’administration cantonale se renouvellent; à commencer par le Conseil d’État qui accueillera un·e nouvelle ou nouveau membre. Autant de conditions favorables pour initier une nouvelle dynamique, capable de répondre aux attentes de la population en matière de prévention, d’équité d’accès aux soins et de lisibilité de l’action publique!
S’engager pour la santé des enfants, c’est faire le choix de prévenir plutôt que de réparer. C’est pourquoi la Société Vaudoise de Médecine et le GPV appellent à un travail concerté pour la santé des jeunes Vaudoises et Vaudois.