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Prof. Jean-Jacques Goy

Le coeur pour vocation

Comment avez-vous choisi votre spécialité et la recommanderiez-vous à un·e étudiant·e ?

Mon père est mort jeune d’une maladie cardiaque. Lors de ma formation d’interniste, j’ai fait un passage en cardiologie. Mes chefs m’avaient proposé de revenir pour 2 ans et je suis devenu un cardiologue passionné. La cardiologie n’existait presque pas au début de ma formation. Peu de gens auraient imaginé une telle évolution au début des années 1980.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre fondation Une chance, un cœur ?

Je l’ai fondée en 2012 et j’en assure la présidence. Nous prenons en charge bénévolement des enfants et des jeunes adultes atteint·es de maladies cardiaques ne pouvant pas recevoir de traitement. Nous avons repris les opérations de Terre des Hommes en Suisse et avons dispensé des soins à près de 240 jeunes, ici ou chez eux quand cela est possible.

Quelle a été votre expérience la plus marquante avec un·e patient·e ?

Il y en a eu beaucoup en 47 ans. Les premières personnes greffées du cœur à Lausanne par le Prof. H.  Sadeghi et son équipe – dont je m’occupais sur le plan cardiologique – ont marqué ma mémoire. Je découvrais un nouveau monde. Je me souviens des enfants d’un greffé me remerciant d’avoir gardé en vie leur père. Il a vécu plus de 30 ans après la greffe.

En dehors de la médecine, quelles sont vos passions ?

Elles vont de l’aviation à l’équitation, sans oublier la randonnée en montagne. J’ai aussi eu l’opportunité d’élever des chevaux, ce qui m’a aidé à maintenir un lien avec la ruralité. Je suis aussi passionné de sport surtout le football car il rassemble les gens. Mais je déplore les débordements dus aux hooligans et le laisser-aller des autorités.

Quelle est la plus grande satisfaction que vous retirez de votre métier ?

Les relations humaines. À l’époque, nous avions le privilège d’être formé·es en priorité comme clinicien·nes. On nous apprenait à écouter les patient·es, à chercher les signes cliniques et à ausculter. Aujourd’hui, on traite plutôt des maladies que des malades, en oubliant souvent le côté humain de la relation.

Bio express

Âge

71 ans

Diplômes

Après l’obtention de son diplôme de médecine en 1978 à l’Université de Lausanne, il obtient successivement le titre de spécialiste FMH en médecine interne générale en 1984, puis celui de spécialiste en cardiologie en 1986.

Situation professionnelle

À la retraite, ancien professeur associé à l’Université de Lausanne et professeur titulaire à l’Université de Fribourg

Situation familiale

Marié, deux enfants

Hobbies

Équitation, football, sport en général

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