Communiqué de presse – 16 juillet 2025
La Société Vaudoise de Médecine (SVM) accueille avec prudence l’arrêté cantonal sur la limitation des admissions médicales. Si plusieurs évolutions vont dans le bon sens, certains mécanismes prévus soulèvent des questions de faisabilité et de cohérence. Un manque de prise en compte ferme de la pénurie médicale interroge. La SVM entend poursuivre les échanges institutionnels et sera particulièrement attentive à une application équitable et adaptée aux besoins de la population.
La SVM prend acte de l’adoption par le Conseil d’État vaudois de l’arrêté du 2 juillet 2025 relatif à la limitation de l’admission des médecins à pratiquer à la charge de l’assurance obligatoire des soins (AOS) dans le secteur ambulatoire. Notre association reconnaît l’écoute manifestée par les autorités cantonales à l’égard des propositions formulées lors de la phase de consultation de la modification de la LSP.
La SVM s’inquiète d’une prise en compte insuffisante de la pénurie médicale qui affecte certaines régions et spécialités et salue le refus de limiter l’admission dans les disciplines les plus en tension (médecine interne générale, pédiatrie, gynécologie-obstétrique, psychiatrie et psychothérapie).
“La SVM appelle à ce que les décisions de limitation soient toujours fondées sur les besoins réels de la population, évalués de manière ciblée par région et par spécialité. Les considérations budgétaires ne sauraient suffire, l’accessibilité et la qualité des soins prodigués doivent aussi être prises en compte”, souligne la Dre Séverine Oppliger-Pasquali, présidente de la SVM.
Outre ces éléments, la SVM souhaite exprimer quelques réserves sur certaines modalités d’application de l’arrêté, qui appellent à des ajustements dans un souci de faisabilité et de sécurité juridique. Voici 5 points centraux sur lesquels il serait encore nécessaire de s’accorder:
La SVM entend poursuivre son engagement pour un dialogue de qualité avec les autorités cantonales, afin de permettre une couverture de soins qui répond aux besoins de la population et à la sécurité des patients. Elle le fera en particulier dans le cadre du partenariat public-privé (PPP) en dialogue avec les autorités cantonales, afin d’obtenir les clarifications et ajustements nécessaires, et ce, déjà dans le cadre de la révision de la loi sur la santé publique.